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Hypothèse de base de la réflexion

 

 

Depuis toujours, le but archaïque de tous les êtres vivants (végétaux, animaux ou humains) est de survivre :

  • Dans notre vie, nos comportements, réactions et stratégies visent à y parvenir.

  • Dans notre corps, tous les organes, tissus et cellules ont des fonctions propres qui tendent systématiquement vers cet objectif.

Exemples 

  • Nos poumons vont absorber l'oxygène nécessaire à toutes nos cellules

  • Notre système immunitaire va permettre de protéger tout notre corps

  • Notre système digestif va digérer pour apporter à chaque cellule l'énergie et les constituants dont elle a besoin.

  • Notre système urinaire va permettre d'évacuer des déchets produits par notre corps

  • Notre système reproducteur va permettre la reproduction, et donc la survie, de notre espèce, en général, et de nos gènes en particulier.

  • Notre graisse va être une réserve d'énergie pour toutes les cellules de notre corps

  • ...

Les fonctions de nos cellules visent donc à favoriser ou assurer la survie de l'ensemble.

 

Pour tous les êtres vivants, la clé de cette survie tant convoitée est l'adaptation. Depuis la nuit des temps, les organismes vivants qui ont su s'adapter aux stress et contraintes de leur environnement, ont pu éviter la mort. En tant qu'être humain, nous ne faisons pas exception à la règle.

C'est pourquoi notre corps va, spontanément, s'adapter à ce qu'il vit quotidiennement dans son environnement en modifiant sa physiologie et son fonctionnement, pour nous protéger ou nous aider à survivre

 

Exemples 

  • Quand nous sommes au soleil, certains de ses rayons agressent notre corps. Celui-ci va s'adapter en produisant plus de mélanine, afin de nous protéger (le bronzage).

  • Quand il fait froid, notre corps va s'adapter en frissonnant d'abord et en favorisant, ensuite, la circulation du sang vers les organes vitaux. Ceci afin d'augmenter la température interne et de tenter de les maintenir à une température compatible avec leurs fonctionnements et notre survie.

  • Quand il fait chaud, notre corps va s'adapter en produisant, par exemple, plus de sueur afin d'abaisser la température interne. Ceci, toujours, afin que nos organes puissent continuer à fonctionner et nous permettre de survivre.

  • Quand nous sommes en altitude, le niveau d'oxygène est bas. Notre corps va alors s'adapter en produisant plus de globules rouges afin de favoriser le transport de la moindre particule d'oxygène vers nos cellules.

  • Quand il y a trop de lumière ou quand nous sommes éblouis par le soleil, nos pupilles se rétractent (myosis), pour tenter de conserver notre faculté visuelle.

  • ...

Le but de ces modifications (de ces adaptations) dans notre organisme est donc de nous permettre d'avoir plus de chance d'être en vie l'instant d'après.

 

Mais notre corps ne se modifie et ne s'adapte pas seulement en fonction de facteurs physiques de l'environnement, il se modifie également en fonction de nos stress émotionnels : Nos émotions sont essentielles à notre survie. Elles nous permettent d'évaluer ce que nous vivons afin de réagir au mieux. Elles provoquent des modifications dans notre comportement et dans notre corps, afin de nous offrir une plus grande chance de survie.

Exemple

Face à un lion sauvage, si nous ne ressentons pas de peur, nous sommes en danger de mort. En effet, c'est la peur qui nous permettra d'adopter un comportement prudent ou de fuite. Dans notre corps, cette émotion va déclencher de multiples changements comme une accélération des battements cardiaques, une augmentation de la sudation, une décharge d'adrénaline qui permettra à nos muscles de se préparer à l'action... Dans le ressenti de fuite, le corps amènera le sang préférentiellement vers les membres inférieurs et augmentera la fréquence respiratoire et cardiaque afin de favoriser la course.

 

Ainsi, tous les jours, suivant la nécessité de l'instant, notre organisme modifie son comportement en augmentant ou en diminuant spontanément une ou plusieurs fonctions de notre corps. De cette manière, il nous permet de nous adapter au milieu environnant ainsi qu'aux divers stress que nous vivons, afin de nous aider à nous protéger.

Ces modifications de la physiologie ne sont pas aléatoires. Elles ont toujours un but précis et une utilité concrète reliés aux stress qui les ont provoqué. De plus, elles sont proportionnelles à l'intensité du stress ressenti : un petit stress entraine une légère modification ; un gros stress une modification plus importante.

Par exemple, si nous avons un pansement ou si nous portons un teeshirt, le bronzage apparaitra uniquement sur les zones de notre corps agressées par le soleil. De plus, s'il y a peu de soleil nous bronzerons peu et s'il y en a beaucoup, nous bronzerons plus.

Le corps s'adapte et répond donc précisément et graduellement aux stress de notre environnement en fonction de l'intensité et du type de stress ressenti, afin de nous aider à survivre.

 

LA MALADIE

 

Comme nous venons de l'évoquer :

  • Les être vivants ont toujours cherché à s'adapter pour survivre

  • Tous nos organes et tissus ont des fonctions visant à favoriser notre survie

  • Tous les jours, notre corps effectue des modifications de notre physiologie (de nos organes, de nos tissus, de nos cellules), pour nous permettre de nous adapter, au mieux, aux stress de la vie quotidienne afin d'assurer ou de favoriser notre survie

  • Ces modifications ne se font pas au hasard et ont une utilité en lien direct avec le stress qui les provoque.

 

De l'autre coté, la maladie est également une modification de  la physiologie d'une partie de notre organisme.

  L'hypothèse de base posée est alors :

  • Et si la maladie était aussi une tentative d'adaptation de notre corps à un stress extérieur vécu ?

  • Et si la maladie était une réaction d'adaptation à un ressentit stressant précis pour, inconsciemment, tenter d'y apporter une réponse ?

 

Dans cette hypothèse :

  • C'est quand nous ne parvenons pas à trouver une solution à un drame ou choc de notre vie (physique ou émotionnel), que nous allons tenter, inconsciemment, de développer, en réponse, une adaptation dans notre corps à ce conflit: la maladie.

  • Le stress auquel s'adapte notre corps par la maladie n'est pas un stress global mais un ressenti stressant précis survenant à un moment précis de notre vie.

  • Comme pour les modifications quotidiennes évoquées précédemment, la partie du corps touchée sera en lien avec le stress qui l'a provoqué et ne sera pas aléatoire. Et la force et l'importance de la modification (de la maladie) sera proportionnelle à celles du stress ressenti.

Ainsi, chaque maladie, chaque modification de la physiologie de notre corps pourra être en lien avec un ressenti stressant précis.

 

Exemples

  • L'estomac: Il permet la digestion. Une atteinte de l'estomac peut parler d'un stress en lien avec quelque chose qu'on n'arrive pas à digérer dans une partie de notre vie. Par extension, l'estomac pourra être lié à une incompréhension ou à un ressenti stressant de ne pas se sentir compris.

Ainsi, si nous sommes confrontés  à une situation provoquant en nous ces ressentis et surtout si nous ne parvenons pas à trouver une réponse à celle-ci, notre corps peut prendre le relai et tenter de s'adapter en touchant l'estomac dont la fonction est de digérer. De cette manière, il tentera de faire ce que nous n'arrivons pas à faire dans notre vie.

  • La peau: La partie épidermique de la peau permet le contact. Un stress de séparation, un ressenti stressant d'être coupé de quelqu'un, auquel nous ne trouvons pas de réponse dans notre vie, peut déclencher, en réponse dans notre corps, une pathologie comme un eczéma.

 

La maladie est donc la réponse, dans notre corps, que nous n'avons pas pu (ou pas su) mettre en place lors d'un drame ou d'un choc précis de notre vie.

 

Dans ce cadre, la maladie nous invite à nous poser des questions comme :

  • Dans quel ressenti stressant, est notre cerveau (ou se croit notre cerveau) pour modifier ainsi le fonctionnement de notre organisme?

  • A quel besoin pense répondre notre corps en modifiant ainsi sa physiologie?

 

L'ostéopahie m'a permis de jouer au détective à la recherche de la lésion primaire de la maladie ou du symptôme dans le corps. cette nouvelle hypothèse me permet donc de faire un pas suplémentaire en recherchant cette cause primaire en dehors du corps, dans la vie et le vécu de chacun.

La maladie, le symptôme, le corps lui-même devient un livre qui me guide (grâce à la physiologe / physiopathologie / éthologie etc...) vers les stress et les ressentis qui n'ont pas trouvé de réponse dans la vie de chacun ou dans celle d'un des ancêtres.

Dans cette vision, une maladie n'est plus seulement un corps en souffrance, mais un corps qui a des émotions, des envies, des besoins, des pensées, des opinions. Le corps et le vécu de l'être ne sont pas des parties séparées les unes des autres mais forment un ensemble indisociable où tout est relié...

 

Exemple

ADENOME HYPOPHYSAIRE A PROLACTINE :

 

C'est une tumeur bénigne située au niveau de l'hypophyse qui est une glande importante du cerveau sécrétant de multiples hormones. Elle touche particulièrement la femme adulte jeune.

Le tableau clinique est en général une galactorrhée (production et sécrétion de lait) et une aménorrhée (absence de règles)

 

Par la physiologie :

 

Une fonction de la prolactine sera d'avoir une action sur la lactation et aussi sur la croissance et le développement de l'individu (elle a une structure proche de la GH : l'hormone de croissance). La fonction du lait est de nourrir, faire grandir et protéger l'enfant. La prolactine a aussi une action sur la libido (avec d'autres hormones).

Ainsi un adénome hypophysaire à prolactine viendra nous parler d'un sur-stress (dans la vie de la personne et/ou dans celle d'un de ses ancêtres) dont la réponse est : grandir plus vite / être protéger en tant qu'enfant et/ou protéger un enfant / d'être nourri ou de nourrir :

 

Pistes possibles à chercher dans la vie et / ou généalogie de la personne :

  • Peur de ne pas réussir à être une bonne mère / à bien nourrir son enfant / à bien le protéger / à bien s'en occuper

  • Peur de ne pas être une bonne maman à cause de nos pulsions, de nos désirs

  • Je veux annuler les désirs / les pulsions de ma mère qui l'ont empêchée d'être une maman pour moi

  • J'ai besoin d'une protection colossale dans ma vie

  • Enfant n'ayant pas eu la protection / n'ayant pas pu être nourri par sa maman

  • Mémoire d'enfant ayant du se débrouiller seul

  • Mémoire d'enfant ayant du s'occuper d'autres personnes (parents / fratrie etc... ).

  • Je veux être une mère pas une maîtresse / je n'arrive pas à être et une mère et une maitresse

  • Mémoire d'un homme ayant eu une maitresse ( a maxima ayant même fait un foyer avec elle)

 

 Par l'éthologie :

 

L'éthologie est l'étude des comportements des espèces. Nous pouvons donc la voir comme l'étude des différents guides de survie existants dans la nature. Ainsi la manière qu'ont eu certaines espèces de s'adapter à leur milieu ou à des situations précises pourra nous apporter, par comparaison, des pistes explicatives à nos comportements et maladies dans notre vie.

 

Pour l'adénome hypophysaire à prolactine, les louves et les chiennes peuvent nous apprendre quelque chose. 

Dans une meute, seuls les dominants ont le droit de se reproduire pour assurer une plus grande chance de survie à l'espèce. Quand la louve dominante est enceinte, il arrive que les autres louves fassent des fausses grossesses avec sécrétions de lait ce qui diminue leur désir d'être à leur tour enceintes. Nous avons donc une sécrétion de lait avec une aménorrhée en dehors d'une grossesse, ce qui est le tableau clinique d'un adénome hypophysaire à prolactine. Il faut bien comprendre que chez ces espèces ce comportement n'est pas pathologique. C'est une adaptation physiologique, utile permettant d'offrir à l'espèce une meilleur chance de survie car alors :

  • Il n'y a pas de concurrence pour les louveteaux arrivants du couple dominant, et l'espèce se renforce.

  • S'il arrive malheur à la louve dominante ou si elle part à la chasse les petits pourront malgré tout être nourris ...

Ainsi l'adénome hypophysaire à prolactine peut prendre un sens. Nous pouvons le voir comme une adaptation de quelqu'un vivant en sur-stress, la situation de la louve dominée. L'éthologie nous amène donc à chercher

 

Pistes possibles que nous offre l'éthologie, à chercher dans la vie et / ou généalogie :

  • Conflit de la femme dominée par une autre femme du clan ou de l'entourage, qu'elle vit comme mieux qu'elle, comme "dominante" par rapport à elle (mère, soeur, amie etc...)

  • Dévalorisation par rapport à ne pas se sentir capable d'être une mère, une bonne mère

  • Chercher l'énorme dévalorisation par rapport à une autre femme ... et regarder alors si le déclenchant n'est pas la fondation d'une famille par cette autre fille considérée comme "mieux"

  • Mémoire de femme ayant du s'occuper d'un enfant qui n'est pas le sien

  • Stress de devoir s'occuper d'un enfant qui n'est pas le sien

  • Chercher le drame de la mort d'une mère laissant seul son ou ses enfants ou ne pouvant plus s'en occuper

  • Chercher le stress d'un enfant dont la mère a cessé d'être présente, a cessé de répondre à ses besoins (pour X raisons)

  • ...

© 2015 Thibault Fortuner

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